La genèse de MASK



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Que veut dire MASK, VENOM ?

En quelle année est apparue la série à la TV, les premiers jouets ?

Quel genre de produits dérivés a-t-elle inspirés ?

 

On va tenter de répondre à ces différentes questions dans ce premier article dédié à l’univers de MASK.

 


LA GENESE DE MASK

 

Cette gamme de jouets mythiques des années vintages tient une place particulière dans le coeur de certains trentenaires (tels que nous).

C’est en 1985 que la société américaine Kenner (qui appartient maintenant à Hasbro) a distribué pour la première fois sa 1ère collection. Il s’agit de véhicules transformables avec deux camps bien distincs à savoir ceux de MASK signifiant Mobile Armor Strike kommand (pourquoi avec un « k », c’est une très bonne question..?) et VENOM, acronyme de Vicious Evil Network Of Mayhem. La distribution des jouets auraient précédé de peu la diffusion du dessin animé à la télévision dans l’émission « La vie des botes » diffusée en 1986. Il existe en tout 75 épisodes disponibles en DVD chez Déclic Image (en vente prochainement dans la boutique).

Liés à la diffusion de la série TV de DIC (Jean Chalopin, on lui doit de nombreux DA comme les Mystérieuses Cités d’Or), les jouets reproduisent avec fidélité les véhicules d’ailleurs inspirés de la réalité. Il est intéressant de noter que le design des véhicules a été élaboré par une société nippone qui est autre que Artmic, à qui l’on doit entre autre les mecha design de Mospeada, de Bubblegum Crisis et de Megazone 23. Le responsable serait Shinji Aramaki, réalisateur du film Appleseed. La réalisation de la série est d’ailleurs japonaise, même si le résultat final ne satisfait pas tout le monde (c’est dur d’écrire ceci…) ressemble à tant de productions américaines, sorties à peu de frais pour permettre de vendre des jouets.

Première grande particularité, les véhicules et les personnages sont à la bonne échelle étant donné qu’il ne voulait pas vendre des véhicules trop imposants, l’échelle approximative de 1/30 semble s’être imposée d’elle-même. Ainsi, les personnages sont articulés un minimum du moins pour leur permettre d’entrer dans les véhicules sans trop de difficulté. Les portières s’ouvrent et le détail des cabines est saisissant pour l’époque, les volants tournent mais surtout ils ont également des ceintures de sécurité!

Autre particularité, les personnages sont livrés avec les véhicules (ce qui nous change du « figures no included » inscrit habituellement sur les boîtes). Chaque personnage est différent dans ses proportions, ses vêtements et couleurs. On ne trouvera de double emploi que plus tard pour des versions couleur différente mais du même personnage vendu à part avec de petits accessoires et sans véhicules, ou bien par deux. Les personnages peuvent être différents selon les véhicules utilisés par un des héros, de même que leur casque. Ainsi le chef de Venom existe en bleu et en marron, mais on le trouvera plus tard en compagnie de son frère jumeau dans un costume totalement différent. Ce n’est que vers la fin de Kenner a semble-t-il craqué et proposé les personnages classiques, vendus par deux. Il existe donc une grande variété de personnages avec parfois trois versions de couleurs différentes.

Tous les véhicules sont réalistes (vous pouvez retrouver plusieurs photos dans notre page Facebook). Certains ont même des transformations assez simples, comme la voiture volante de Matt Trakker où les portières sont supposées devenir des ailes. Cependant les premiers engins se transforment tous à l’aide de mécanisme à ressort se déclenchant avec un bouton souvent habilement dissimulé. Il n’y aura tout du long de la collection, en quatre ans, que deux véhicules sur la cinquantaine existant marchant à piles, Volcano qui est un gros Big foot et le lot Laser Command utilisant des fonctions infrarouges. Une autre exception concerne le personnage de Gloria Baker, son véhicule nommé Shark (une Porsche 928 qui se transforme en sous-marin) n’a jamais fait l’objet d’un jouet.

 

La suite dans un prochain article « la genèse de MASK »                                                                                                                                                                                                                    Sources : Magazine « Dixième Planète n0 45 »